lundi 20 février 2012

Mariage(S) halal

Voici un petit complément à l’article traitant de la répudiation et du divorce en islam. Il donne un petit aperçu de ce que représente le mariage pour les musulmans. Vous verrez qu’on est très loin de la conception qu’on s’en fait dans le monde occidental, où on parle avant tout « d’union sacrée ». Attention aux surprises pour ceux qui n’ont pas baigné dans la « culture » musulmane!



-          - Il y a d’abord la procédure du « tahlil » qui vise à rendre licite pour un homme son ex-femme répudiée 3 fois, en recourant à une sorte de mariage blanc .  Pour qu'une femme répudiée soit de nouveau licite à son ex-mari, il faut qu’il y ait mariage et relation sexuelle avec un autre homme, sans nécessairement qu’il y ait éjaculation. "Le mari qui aura répudié 3 fois sa femme libre (non esclave) ne pourra la reprendre qu'après avoir été mariée légitimement, que ce mariage ait été consommé puis que la femme ait été répudiée par son second mari et seulement après avoir laissé passé le délai prescrit". Le second mari doit prononcer la formule de répudiation le lendemain du mariage.  Même si les juristes sont partagés sur la validité de ce mariage, il n’en demeure pas moins que ces cas sont prévus et traités dans la charia.

-          - Ensuite, le nikah urfi : mariage caché mais que le mari compte bien révéler plus tard . Très peu ou pas du tout utilisé (sauf peut-être en Egypte), il n’en est pas moins vrai que ce type de mariage existe  http://fr.wikipedia.org/wiki/Nikah_urfi
-         -  Il y a aussi la mutaa : mariage temporaire pratiqué par les chiites, surtout en Iran. Pratiqué aussi en Algérie pendant les années noires du terrorisme autre que le terrorisme d’Etat, celui du FIS (Front Islamique du Salut) et de son « bras armé » l’AIS (Armée Islamique du Salut). Même s’il est condamné par la majorité des sunnites, il n’en demeure pas moins vrai qu’il figure dans le coran sous l’appellation de « mariage de jouissance ». A noter qu’une règle prévoit que si la fille n’a jamais été mariée, le « mari temporaire » doit demander l’accord d père.
-          - Le musulman peut se marier suivant la procédure du nikah al misyar « mariage du voyageur », où la femme n’a comme d’habitude pas tiré le bon numéro et où elle se voit réduite ni plus ni moins qu’à un rôle de péripatéticienne sans salaire. Basé sur un contrat de mariage dans lequel la femme doit renoncer à la cohabitation, à son entretien financier, à un domicile fourni par le « mari », au partage équitable des nuitées en cas de polygamie, etc. Le « mari » peut voir son objet sexuel , pardon : sa femme légitime (eh oui ! Elle l’est, pour la charia !) quand bon lui semble.

Remarquez bien que la femme n’est ni plus ni moins qu’un objet sexuel, une poupée qu’on n’a même pas besoin de gonfler, il y a juste à la siffler. Une vulgaire marchandise.


Voila donc, toutes ces belles choses bien morales peuvent sembler dépasser tout entendement humain, pourtant, elles existent bien .Un esprit à peu près sain ne peut pas simplement les imaginer.

Les Moutons de l’islam


Tout d'abord, voici comment Panurge noya le troupeau de Dindenault et Dindenault lui-même :


Pantagruel et ses compagnons, dont Panurge, prennent le bateau pour aller consulter l’oracle de la « Dive Bouteille » au Pays des Lanternes. Lors d’une escale, Panurge a une violente altercation avec le marchand de moutons Dindenault, qui avait embarqué avec son troupeau de moutons. La dispute semble enfin s’être terminée autour d’une bonne bouteille de vin du Lanternois. Mais Panurge ne l’entend pas de cette oreille : il veut sa vengeance. En mer, il réussit à convaincre Dindenault de lui vendre un mouton, qui, finalement accepta. Dès qu’il eut payé le mouton,  Panurge le précipita dans la mer. Tous les autres moutons, criant et bêlant, suivirent bêtement . Dindenault, tentant de sauver le dernier mouton, finit noyé comme son troupeau.



Ce personnage de Panurge me fait penser au gourou de la secte mahométane. Le mouton acheté par Pantagruel, ce sont les premiers convertis : sa femme Khadidja, son esclave Zaïd, son jeune cousin Ali et son ami Abu Bakr. Le troupeau, ce sont tous les musulmans qui se succèdent depuis maintenant 14 siècles sans se poser la moindre question qui pourrait remettre en cause leur dogme, du moins en tirer une réforme qui puisse s’adapter aux Valeurs et aux Droits Humains tels qu’on les conçoit aujourd’hui.
On leur a mis dans le crâne que tout est écrit à l'avance par allah et donc aucune possibilité d'aller à l'encontre de son destin. Le déterminisme jusqu'à la caricature: tout est "mektoub"! Ils sont aussi persuadés d'avoir raison et que c'est leur dieu qui est le seul vrai dieu. Que leur "prophète" est le vrai dernier prophète avant la venue du mahdi qui préfigurera l'apocalypse. Persuadés aussi que leur livre est le seul vrai livre, qui relate les seules vraies paroles de dieu. Que les autres livres ont été soit falsifiés soit mal traduits.
En face de toutes ces "certitudes", qui ne s’appuient sur aucun  rationalisme (mais c’est valable pour toutes les religions), comment se remettre en cause, comment esquisser ne serait-ce que l'ombre d'un doute. Troupeau de moutons bêlant, psalmodiant et suivant bêtement, à l’infini.
La similitude ne s’arrête pas à ces considérations qu’on peut qualifier de subjectives. Les deux personnages, Mahomet comme Panurge, ont tous deux développé des traits de caractères identiques :  le gourou comme le personnage de Rabelais sont tous deux  escrocs, malfaisants, fourbes, imposteurs et mystificateurs. Et également faux-médecin, il n’y a qu’à lire les hadiths « scientifiques » rapportés par Tirmidhi, Muslim ou Bukhari.



Rabelais, Pantagruel: Le Quart Livre, chapitre VIII.
 « Panurge sans aultre chose dire iette en pleine mer son mouton criant & bellant. Tous les aultres moutons crians & bellans en pareille intonation commencèrent soy iecter & saulter en mer après à la file. La foulle estoit à qui premier saulteroit après leur compaignon. Possible n’estoit les en guarder. Comme vous sçavez estre du mouton le naturel, tous iours suyvre le premier, quelque part qu’il aille. »

dimanche 19 février 2012

Méchants extrémistes contre gentils musulmans


Les gentils croyants pleins d'amour du prochain nous sortent régulièrement l'excuse du barbu extrémiste méchant pour justifier les exactions commises en terre d’islam. Trouvez autre chose car l'excuse a trop servi.

Car ce ne sont pas les barbus qui cherchent à exterminer tous ceux qui sont différents. Un petit rappel non exhaustif pour rafraîchir la mémoire sur des agressions toujours à sens unique:

-  en Egypte, plus de 8 millions de coptes sont considérés comme des citoyens de seconde zone, sont écartés de l'administration et de certains secteurs (armée, université, ...), ils sont soumis à un régime humiliant, il leur faut une autorisation spéciale pour construire églises ou d’écoles, autorisations le plus souvent refusées, ils subissent des attaques odieuses jusque dans leurs églises, comme celle du 7 janvier 2010, jour de Noël orthodoxe. En plus, depuis la chute de Moubarak, ils sont subissent les pires discriminations, les assassinats, les églises brûlées, les vexations, sous le regard complice d'une police complaisante).
- en Irak, les chrétiens de l'Eglise chaldéenne, présente depuis plus de 2000 ans, se retrouve vidée d'un tiers de sa population, entre ceux qui sont morts et ceux qui ont réussi à fuir. Le prétexte de la guerre a bon dos pour programmer une extermination ethnique.
- en Palestine, l'exode des chrétiens se poursuit, que ce soit en Cisjordanie que dans la bande de Gaza. On leur fait subir comme ailleurs où l’islam règne des tas de gentillesses: vexations, restrictions de circulation, intimidations. Les chrétiens de Jérusalem ne sont pas mieux lotis, de temps en temps l'un d'eux se fait dessouder.
- au Liban, 40% des maronites et melkites du Liban ont eu la chance de fuir le pays. Pour une fois, ce ne sont pas les musulmans druzes qui en sont responsables mais leurs coreligionnaires du Hezbollah. Tien, pour une fois on a affaire aux barbus, je te l'accorde!
- et que dire d'un pays comme la Turquie qu'on taxe volontiers de "modéré", n'est-ce pas, qui essaie d'en donner l'image juste pour raisons de commerce avec l'Occident: au début du 20ème siècle, les chrétiens syriaques, chaldéens, arméniens représentaient 20% de la population totale du pays, ils sont aujourd'hui 0,1%!!!
- alors qu'en Algérie, régulièrement, on envoie des chrétiens devant les tribunaux, pour des motifs irrecevables, le plus pratique des motifs étant le prosélytisme. Car dans ce pays de rêve, le prosélyte va en prison, sauf bien sûr s'il oeuvre pour la religion d'Etat. Au ministère des hobus (ministère du culte), ils ont peur de ne se retrouver qu'une poignée s'ils laissaient faire, tellement leur dogme sent le renfermé!!! C'est aussi en Algérie qu'on brûle les églises, comme dernièrement à Tizi Wezzu, et qu'on profane les cimetières. C'est aussi dans ce merveilleux pays qu'à chaque période maléfique de ramadan, les jeûneurs sont traqués par la Sécuritate âne-gérienne, avec des méthodes dignes de la Gestapo ou de Ceausescu!
- et ainsi de suite, de Saudy aux Comores, du Soudan en Malaisie, des Philippines à la Mauritanie, des exemples par centaines... Partout la même chose, impossible de citer un seul exemple contraire car ça n'existe pas en terre d’islam!!!

Il faudra bien finir par ouvrir les yeux: partout où les musulmans sont dominants, c'est la même rengaine. La religion d'amour, de paix et de tolérance ne sait décidément donner que ce qu'elle a de meilleur!

mercredi 15 février 2012

Répudiation et divorce en islam

Préambule: le statut de la femme.
Avant d’aborder la séparation des époux en islam, un rappel de la conception qu’ont les musulmans de la femme et du mariage. Les versets suivants la résument  mieux que tous les discours:
-          2 - 223. Vos épouses sont pour vous un champ de labour; allez à votre champ comme vous le voulez et oeuvrez pour vous-mêmes à l'avance. Craignez allah et sachez que vous le rencontrerez. Et fais gracieuses annonces aux croyants!
-          4 - 11. Voici ce qu'allah vous enjoint au sujet de vos enfants : au fils, une part équivalente à celle de deux filles. S'il n'y a que des filles, même plus de deux, à elles alors deux tiers de ce que le défunt laisse. Et s'il n'y en a qu'une, à elle alors la moitié. Quant aux père et mère du défunt, à chacun d'eux le sixième de ce qu'il laisse, s'il a un enfant. S'il n'a pas d'enfant et que ses père et mère héritent de lui, à sa mère alors le tiers. Mais s'il a des frères, à la mère alors le sixième, après exécution du testament qu'il aurait fait ou paiement d'une dette. De vos ascendants ou descendants, vous ne savez pas qui est plus près de vous en utilité. Ceci est un ordre obligatoire de la part d'allah, car allah est, certes, omniscient et sage.
-          4 - 20. Si vous voulez substituer une épouse à une autre, et que vous ayez donné à l'une un quintar , n'en reprenez rien. Quoi! Le reprendriez-vous par injustice et péché manifeste?
-          4 - 25. Et quiconque parmi vous n'a pas les moyens pour épouser des femmes libres (non esclaves) croyantes, eh bien (il peut épouser) une femme parmi celles de vos esclaves croyantes. Allah connaît mieux votre foi, car vous êtes les uns des autres (de la même religion). Et épousez-les avec l'autorisation de leurs maîtres (wali) et donnez-leur un mahr convenable; (épousez-les) étant vertueuses et non pas livrées à la débauche ni ayant des amants clandestins. Si, une fois engagées dans le mariage, elles commettent l'adultère, elles reçoivent la moitié du châtiment qui revient aux femmes libres (non esclaves) mariées. Ceci est autorisé à celui d'entre vous qui craint la débauche; mais ce serait mieux pour vous d'être endurant. Et allah est pardonneur et miséricordieux.
-          4 - 34. Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu'Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu'ils font de leurs biens. Les femmes vertueuses sont obéissantes (à leurs maris), et protègent ce qui doit être protégé, pendant l'absence de leurs époux, avec la protection d'Allah. Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d'elles dans leurs lits et frappez-les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles, car allah est certes, haut et grand !

La femme ne peut pas être mariée à un chrétien ou un juif (2 - 221), encore moins à un athée, un polythéiste ou un apostat. La femme est également considérée comme mineure à vie :
-           tant qu’elle n’a pas été mariée, elle a besoin d’un tuteur (wali), obligatoirement musulman, pour contracter son 1er mariage.    
-          Ensuite, une fois mariée, l’autorité est exercée par le mari (4 – 34 les hommes ont autorité sur les femmes).

Comment obtenir le consentement de la femme.
Pour les musulmans, le mariage n’a rien de sacré, c’est un simple contrat passé entre « 2 personnes consentantes » et il a un caractère obligatoire. Il convient juste de préciser les conditions de ce consentement. La tradition s’appuie sur 2 hadiths « sahih » de Muslim pour justifier la manière de l’obtenir :
-          Sahih Muslim n° 2543: Abu Hurayra rapporte que le prophète a dit : "La femme ayant déjà été mariée (veuve ou divorcée) ne peut être donnée en mariage que sur son ordre. La vierge ne peut être donnée en mariage qu’après qu’on lui ait demandé son consentement." - "Et comment donnera-t-elle son consentement, ô envoyé d’allah ?", demandèrent alors les fidèles. - "En gardant le silence", répondit le prophète".
-          Sahih Muslim n° 2544 : Aïcha a dit : Je demandai à l’envoyé d’allah si les vierges doivent être consultées par leurs parents au sujet de leur mariage. "Oui", répondit le prophète. - "Mais, répliquai-je, si l’on demande son consentement à la vierge, elle aura honte et gardera le silence." - "Eh bien, reprit-il, son silence sera un consentement.

La répudiation.
Avant d’entrer dans le détail, je voudrais signaler qu’à ma connaissance, de tous les pays musulmans, seuls la Turquie (qui a adopté en la matière le Code civil suisse) et la Tunisie d’avant la « révolution » n’appliquent pas les dispositions concernant la répudiation et le divorce.

Si le mariage n’a aucun caractère sacré, la séparation est aussi un acte ordinaire. Pour l’homme, c’est la répudiation. Une prérogative du mari qui peut s’exercer en dehors de tout contrôle judiciaire ou juridique. Il suffit que le mari prononce 3 fois le mot "talaq" devant 2 témoins et le tour est joué. Contrairement à ce que certains essaient de faire croire, le mot « talaq » ne se traduit pas en français par « divorce » mais bien par « répudiation ». C’est donc bien un privilège exclusif du mari de mettre fin au mariage comme il le désire et sans forcément recourir à la justice. Il dispose ainsi d’un pouvoir quasiment souverain puisqu’il n’est nullement tenu de justifier sa décision.
Après répudiation, l’homme a la possibilité de reprendre sa femme ("sa chose") puis de la répudier de nouveau. La séparation ne devient définitive qu’au bout de la troisième fois ("la répudiation irrévocable"), sauf si  après cette 3ème répudiation elle a été mariée à un autre homme, que ce mariage ait été consommé et qu’il soit suivi d’une répudiation.  Dans ces conditions, la femme redevient licite pour son ancien mari, qui pourra ainsi recommencer le cycle des 3 répudiations. A signaler que les ulémas nous disent que la répudiation irrévocable est une disposition qui assure une protection pour la femme.
Selon un autre uléma (Cheikh Soulayman al-Alwan), « le coran, la sunna et le consensus ont indiqué que si un homme répudie sa femme, peu importe que celle-ci soit jeune ou vieille, entre deux périodes de règles menstruelles, ou après une grossesse avérée, la répudiation est effective ».
La femme répudiée doit observer un délai d'attente de trois menstrues (2 - 228) pendant lequel elle doit se maintenir « en état de pureté », donc sans relation sexuelle ; ce qui ne pose évidemment pas de problème au mari polygame. Pour les femmes ménopausées et pour les « femmes qui n’ont pas encore de règles » (les gamines comme Aïcha), la période est aussi de 3 mois (65 – 4).
 Le mari peut, bien évidemment, revenir sur sa décision à n’importe quel moment de cette période et reprendre la vie commune, sans que la femme ait son mot à dire.
En théorie, la répudiation doit être le dernier recours et la réconciliation doit toujours recherchée. Mais la procédure est d’une telle simplicité: un simple mot à prononcer! Et la réconciliation « souhaitée » se fait exclusivement au détriment de la femme ! Le coran l’a prévu : « si une femme craint de son mari attitude hostile ou indifférence, ce n’est pas un péché qu’ils se réconcilient » (4 – 128). A l’inverse, comme on pourrait s’en douter, il n’est jamais demandé à l’homme d’avoir cette attitude conciliante.

Le divorce.
Le divorce est réservé à la démarche effectuée par la femme, si les conditions requises sont remplies.
Les choses se compliquent considérablement  pour elle (on s’en serait douté, hein ?) : dans certaines conditions, elle peut demander le divorce, mais dans tous les cas et contrairement à la répudiation, le divorce doit être validé par un tribunal.
Evidemment, la femme n'a pas recours à la formule du "talaq". En théorie, elle peut cependant recourir à l'une des formules de divorce:
-          La demande de talaq. La femme demande à son mari de prononcer la formule.
-          Le khul. Le khul est prévu par le coran (2 – 229 et 4 - 128) : « Si vous craignez que tous deux ne puissent se conformer aux ordres d'allah, alors ils ne commettent aucun péché à ce que la femme se rachète avec quelque bien ». La femme qui ne parvient pas à convaincre le juge musulman de prononcer le divorce peut y recourir, mais elle doit dans ce cas verser une compensation au mari. Un hadith rapporte qu’une femme vint trouver Mahomet pour se plaindre de son mari. Elle n’avait rien à lui reprocher mais ne voulait plus continuer à vivre avec lui. Mahomet ne chercha pas à en savoir d’avantage, il lui demanda simplement de rendre sa dot (il s’agissait d’un verger). Elle accepta et le divorce fut prononcé.
-          Le tawfid. S’il a été prévu dans le contrat de mariage, le tawfid est le fait, pour le mari, de renoncer à son droit de répudiation et concède donc à la femme le droit de se répudier elle-même.
-          Le tafriq. La femme porte plainte auprès du cadi (juge). Si le juge prononce le divorce, le mari ne peut s'y opposer ou faire appel.
-          Le takyiree. Le mari ne veut pas divorcer mais confie à la femme l'option de maintenir ou mettre fin à leur vie conjugale. Décision qui dépend donc du bon vouloir du mari.
Selon Wikipédia, « Le juge peut aussi prononcer la dissolution de mariage:
  • à la suite du serment d'anathème (li'ân)
  • en présence de vices rédhibitoires; il s'agit là d'une analogie (qiyas) avec la résiliation pour vice caché (en l'occurrence, maladie rendant la vie commune périlleuse, par exemple la lèpre ou la démence, ou impuissance du mari)
  • pour inaccomplissement des obligations de mariage: non-paiement de la dot, manquement à l'obligation d'entretien (nafaka), ou encore si le mari contrevient à une disposition précisée dans le contrat de mariage
  • ou le divorce peut être prononcé d'office par le juge (abus de l'autorité maritale, en cas de violences par exemple, dissentiment grave entre les époux, absence de l'époux) ».

De nos jours, on peut penser que tout se passe devant les tribunaux. Ne serait-ce que vis-à-vis des administrations, les répudiations et divorces doivent être enregistrés par les services d’Etat Civil. Pour la garde des enfants, dans la plupart des cas, elle est confiée au père, quand il ne la refuse pas. Ce que certains beaux phraseurs appellent la chariya islamiya soft.

Publié dans: TOUT SUR L'ISLAM : étude objective, analyses et actualités le 14/02/2012

vendredi 3 février 2012

Quelques aspects de l’actualité concernant des pays musulmans d’Asie.


Quelques aspects de l’actualité concernant des pays musulmans d’Asie.

1)      Philippines : l’enlèvement des 2 occidentaux pourrait être l’œuvre du groupe Abou Sayyaf :
2)      Kirghisistan : les prisons sont tellement inhumaines que les prisonniers s’auto-mutilent en signe de protestation :
3)      Kasakhstan : trois dirigeants de l’opposition emprisonnés après une manifestation

Toujours au Kazakhstan, selon Amnesty International, les brutalités policières seraient monnaie courante. La torture serait généralisée au sein du système judiciaire, et ce dans la plus grande impunité. (Source Wikipédia). 
4)      Egypte : on sait tous les à-côtés de la pseudo-révolution : agressions sauvages, viols collectifs y compris sur des occidentales, intimidations et assassinats de Coptes, etc. Une chose nouvelle : l’enlèvement de coopérants Chinois dans le but de les utiliser comme monnais d’échange :
5)      Territoires palestiniens et bande de Gaza : là aussi, on sait tous ce qui se passe. La presse occidentale ne rend jamais compte des agressions palestiniennes quotidiennes que subissent les villages du sud d’Israël.  Mais quand Israël a le malheur de répliquer, haro sur eux de tous les bien-pensants ! Une nouveauté : les convois de l’ONU sont « caillassés » en arrivant à Gaza ! Ils viennent pourtant leur apporter nourriture et médicament, mais allez comprendre !  
6)      Syrie : encore un pays musulmans aux matins tranquilles ! Le régime intensifie sa répression dans la province de Damas :
7)      Liban : inutile de s’étendre sur un sujet bien médiatisé. Juste un rappel : tout comme les tarés du Hamas gazawi, les malades mentaux du Hezbollah libanais n’arrêtent pas de balancer leurs bombinettes sur Israël, qui, dans la plupart des cas, ne font heureusement de dégâts que sur les cultures et le bétail. Et comme pour Gaza, seules les réactions (très rares) d’Israël sont médiatisées.
8)      Pakistan : les services de renseignement (ISI) sont infiltrés par les talibans, qui finiront tôt ou tard par prendre le pouvoir et appliquer à la lettre la chariya de Mahomet. En attendant, violences et assassinats sont le lot quotidien des Pakistanais et le pays s’enfonce chaque jour un peu plus dans le chaos :
9)      Bangladesh : les hindouistes (2ème religion du pays, 9,2% de la population, contre 89,7% de musulmans), les bouddhistes, les chrétiens et les animistes subissent régulièrement attaques, insultes et représailles. Actuellement, nouvelles vagues de violences à leur encontre :
10)   Malaisie : parmi toutes les restrictions de libertés dont sont victimes les non-musulmans, l’interdiction pour eux d’utiliser le nom d’allah. Depuis  le mois de mars 2009, il est interdit de faire entrer des bibles dans le pays. Les viols de femmes et de fillettes (parfois âgées d’à peine 10 ans) est devenu monnaie dans la province du Sarawak :
11)   Indonésie : les attaques-suicides du groupe « extrémiste » Noordin Top se multiplient. Un internaute a failli se faire lyncher par une foule en délire juste parce qu’il a écrit « dieu n’existe pas » (ce en quoi il a raison !) (http://religions.blogs.ouest-france.fr/archive/2012/02/03/islam-indonesie-athee-facebook-mort.html). Les partis politiques font de la surenchère dans le prosélytisme. C’est à celui qui proposera les solutions radicales les plus proches de la charia islamiya, quitte à en arriver à le guerre civile :
12)   Azerbaïdjan : la population est à 93,4 % musulmane. Comme en Syrie, le pouvoir s’est transmis de père en fils et les libertés individuelles sont comme partout ailleurs en terre d’islam et ce ne sont pas les invectives d’Amnesty International qui y changeront quoi que ce soit
13)   Tadjikistan : Comme ailleurs en terre musulmane, l’homosexualité est interdite (http://www.greenetvert.fr/2012/01/31/les-homosexuels-contraints-de-vivre-dans-l%E2%80%99ombre/45540 ). Reporters Sans Frontières (RSF), dans son rapport sur la liberté de la presse, classe le  Tadjikistan à la 123ème place, juste devant le Zimbabwé et … l’Algérie. La christianophobie ambiante a fait une victime de plus : un jeune homme de 24 ans qui se rendait chez ses parents habillé en Père Noël :
Au Tadjikistan, les femmes sont confrontées à tous types de violence : physique, morale, économique et sexuelle. La violence familiale est considérée comme une affaire privée et la plupart des femmes ne la dénoncent pas aux autorités par crainte d’être stigmatisées :
14)   Ouzbékistan : outre que cette grande démocratie a interdit la Saint Valentin (sic !). Les restrictions des droits humains, les intimidations et les agressions sont le lot quotidien des minorités religieuses :
Même les odieux massacres de population restent impunis :
15)    Turquie : un journaliste tué juste pour avoir écrit sur le génocide arménien. Ils se sont mis à 17 pour le tuer et le tribunal vient de les … acquitter ! Encore plus horrible, l’assassinat des 3 missionnaires chrétiens, morts dans des conditions odieuses : un d’eux, Tilman, a reçu 156 coups de couteaux, un autre, Necati, 99 et les coups reçus par le 3ème, Ugur, étaient trop nombreux pour être comptés. Ensuite, leurs gorges ont été tranchées d'une oreille à l’autre.
Et c’est cette sauvagerie dénommée « islam modéré » par les bien-pensants qu’on veut nous imposer en Europe !
16)  Jordanie : après avoir expulsé 5 pasteurs libyens parce qu’ils étaient … porteurs du VIH , le roitelet de Jordanie déroule le tapis rouge au malade mental du Hamas, l’assassin Khaled Mechaal. C’est vrai que le roitelet Abdallah est assis entre 2 chaises : d’un côté, les USA lui ont intimé ordre de faire ami-ami avec Israël et de l’autre, un peuple arriéré et profondément anti-juif, comme les malades mentaux qui font partie du « Mouvement des Jeunes du 15 Mai ».  A part ça, les libertés individuelles et les droits des minorités sont en Jordanie comme ailleurs en terre muz.
17)  Koweït : un des pays les moins rétrogrades de la péninsule arabique. Pourtant, aux dernières élections, on a assisté à la défaite des libéraux et à l’élimination des femmes de la vie politique du pays (la nouvelle Chambre ne compte désormais aucune femme) :


J’omets volontairement de parler des pays en guerre (Afghanistan, Irak et Syrie), ainsi que de l’Iran : sujets d’actualité, donc suffisamment médiatisés.

J’omets aussi l’Arabie Saoudite, le Yémen, 2 des pays le plus rétrogrades du monde, sur lesquels il y aurait tant à dire. Il est vrai que l’Arabie Saoudite est aussi le modèle en ce qui concerne l’application de la chariya islamiya.


Le point commun de tous ces Etats : ils sont tous musulmans, avec une population à majorité musulmane. A l’énoncé de ce qui se passe dans ces pays, on serait tenté de taxer cette majorité d’extrémiste. Ce qui reviendrait, par conséquent, à en dire autant de tous les musulmans, car ces « braves gens » ne font qu’appliquer les percepts de leur dogme !

dimanche 27 novembre 2011

Printemps arabe? Hiver démocratique!

C'est bien beau, toutes ces analyses et commentaires sur l'Egypte et d'une manière générale sur ce qu'on appelle à tort le "printemps arabe". Sauf que presque personne, y compris la presse dans son ensemble, ne constate la dimension muzite de ce qui s'y passe réellement, c'est-à-dire:

- d'une, le remplacement d'une dictature sanguinaire par plus sanguinaire encore, la charyya dans toute sa "splendeur",

- et de deux, les réflexes de frustrés des musulmùans qui, dès qu'ils sentent le moindre souffle de liberté, l'interprètent à leurs manières de sauvages frustrés et violent 2 journalistes étrangères. Et ça, personne ne met l'accent sur ce fait, comme s'il y avait une volonté de protéger les muz dans on ne sait quel réflexe d'auto-destruction. Car quand on protège un ennemi de la liberté, la sanction tombe assez rapidement: on perd cette liberté.

On pourrait ajouter un petit commentaire à l'adresse des Imazighen de Libye, de Tunisie et du Maroc. Aux premiers, je dirai que vous n'avez pas su vous rendre assez visibles dans la lutte contre Kadhafi et vous risquez de le payer cher. Aux seconds, que vous avez pendant des décennies renié votre appartenance à Tamazgha, vos déclarations tardives tombent dans de lac. Aux troisièmes, vous allez encore vous faire rouler dans la farine des belles paroles: Tamazight est reconnue chez vous, c'est juste un leurre et ce n'est pas pour autant que vous allez bientôt sortir du Moyen-Âge dans lequel vous maintient "votre" roi.

La liberté et la démocratie ne sont et ne seront jamais compatibles avec le dogme du chamelier, nous aurons l'occasion de le démontrer par ce qui se prépare en Egypte, mais aussi en Syrie, au Yémen, en Libye, en Tunisie et au Maroc. En attendant d'autres pays comme la Jordanie ou l'Algérie.

dimanche 12 juin 2011

RIF République Islamique Française.

Malheureusement, je n'ai toujours pas de temps à consacrer à ce blog. Alors, je vous soumet un autre de mes articles, paru en septembre 2010 sur le site ADN.com dont je regrette la disparition.


Le récit que je vous soumet n'est pas tout-à-fait une fiction, il comporte une partie "vécue", que chacun peut constater en se promenant dans certains quartiers de Paris et de ses environs: Barbès, rue Myrha, La Goutte d'Or, le marché aux Puces de Montreuil, le marché de Vitry-sur-Seine et bien d'autres lieux encore. Ou, plus surprenant, dans cette boutique d'une station-service Esso de la banlieue Sud qui retire de la vente tous ses vins et alcools durant la période de ramadan. Il y a probablement d'autres cas plus marquants, comme ce ballon-sonde envoyé il y a quelques temps par la chaîne de fast-food Quick avec ses sandwiches halal. Sans oublier ces chaînes de supermarchés qui sentent le vent des bonnes affaires et qui développent toute une stratégie de produits halal (jusqu'aux oeufs, il faudrait qu'ils nous expliquent comment un oeuf pourrait être ou non halal!).

Le rêve de tout "harraga": fuir ce pays maudit, ce pays corrompu au-delà de toute imagination, ce pays exsangue pris depuis plus d'un demi-siècle entre les doigts crochus d'un clan de vampires insatiables, ce pays où les jeunes, des décennies durant n'ont eu d'autre occupation que de "tenir les murs" et qui, aujourd'hui, se sont spécialisés dans les sourates et les prêches.

Ce pays où le seul espoir est dans la fuite ou le suicide, l'Algérie. Alors, le harraga finit par se décider un jour: contre une somme rondelette qu'il a mis des mois à amasser, il s'embarque sur une coquille de noix vermoulue, direction l'Europe. Par chance, les poissons n'en ont pas fait leur dîner et il atteint son eldorado. Après bien des péripéties, il débarque en France, un bouillonnement d'idées plein la tête: la liberté, un gagne-pain, le bien-être, des loisirs. Peut-être même le mariage, chose devenue impossible dans son pays pour qui n'a pas une fortune conséquente. En débarquant, il trouve hébergement dans la communauté et, lui qui a laissé ses frères et soeurs de l'autre côté de la mer, il est pris en charge par ses "frères".

Mais très rapidement il se rend compte que son rêve de réussite est une utopie: le paradis qu'il espérait se révèle n'être qu'une société malade de son chômage et de sa misère, dans laquelle il ne réussit qu'à vivoter par des petits boulots, "au noir" bien évidemment, et sans lendemains. Son seul refuge: ses "frères". Ils l'on pris en charge à son arrivée, maintenant ils vont le prendre en mains. Et ce que le FIS algérien n'a pas réussi à faire de lui, la mosquée de La Courneuve, de Roubaix, de Trappes ou de Marseille va s'en charger. Bientôt, il ne vit plus que pour sa religion. Lui qui n'allait jamais à la mosquée en Algérie, va devenir un habitué de la prière et de la prêche. Son premier étonnement aura été de voir tous ces jeunes, deuxième et troisième générations, donc théoriquement Français et théoriquement nourris au biberon de la culture française et européenne, tout aussi assidus que lui, sinon plus. Au fil du temps, par sa constance, il fait des progrès étonemment rapides dans la connaissance du Coran, des Hadiths, de la Sunna.

Son comportement envers les autres s'en trouve modifié. Ainsi, son attitude se radicalise, son discours prenant un tour inquisiteur. Il s'efforce de convertir tous ceux qu'il approche, persuadé qu'il accomplit ainsi son djihad. Au début, il se surprendra faisant des remontrances à une jeune femme trop court vêtue pour son goût. Mais, peu à peu, cela deviendra chez lui une seconde nature: il se fâchera avec un voisin africain pour une bière bue au bar, se disputera avec un collègue pour une prière non effectuée sur le lieu de travail (Dieu ne peut attendre, se dira-t-il)...

Par un de ces hasards (mais est-ce bien un hasard?), il se retrouvera dealer, enrôlé par un petit gang mafieux désireux d'étendre son territoire. Revendeur de drogue. On lui expliquera que, bien entendu, il est haram d'en consommer soi-même. Le Paradis est à ce prix. Initié ainsi à la taquia et au double langage et grâce à l'argent facilement amassé, il devient rapidement un des piliers du financement de la mosquée. Situation qui peut paraître paradoxale pour un homme pieu dont l'espoir est, avant tout, de gagner son Paradis. Mais le paradoxe est vite levé: la guerre non déclarée engagée contre les kuffars et les mécréants de l'Occident chrétien nécessite, comme toute guerre, des moyens de financement énormes et même si Saoudiens et Iraniens se montrent très généreux, ce n'est pas suffisant. Et puis, que représente pour lui un kuffar drogué?

Au fil des années, la communauté grandit et se renforce. Désormais, dans certains quartiers, lui et ses compagnons se retrouvent majoritaires. Ce qui leur donne, à leurs yeux, des privilèges insoupçonnés auparavant. Lui peut enfin sortir de sa réserve et ne s'en gène pas. La période du ramadan lui en donne l'occasion. Son arrogance naturelle, mise longtemps sous l'éteignoir de sa condition sociale, reprend le dessus. Il donne libre cours à ses instincts refoulés: cracher par terre en signe de dédain à l'adresse d'un paisible buveur de bière attablé à la terrasse d'un café, invectiver un gamin d'à peine une quinzaine d'années qui ne respecte pas le jeûne, insulter une femme, probablement de même origine que lui, qui se délecte d'une glace, porter son pouce à son cou et lui imprimer un mouvement horizontal envers une autre, peut-être la même, qui fume ostensiblement sa cigarette, injurier publiquement telle autre qui aurait souligné ses lèvres avec un rouge. Car le rouge à lèvres est signe de non-observance du ramadan.

Parfois, il est un peu déboussolé, ne sachant plus que penser. Mais il finit toujours par trouver réponses à ses questions.
"- Si nous arrivions au pouvoir, ce serait à coup sûr les tensions et l'instabilité! Les investisseurs qui fuient, la récession, le chômage qui explose ... Peut-être la guerre civile?"
"- Mais, la récession, c'est ce que nous recherchons! Pour au moins deux raisons. D'une, en finir avec la consommation à outrance, le gaspillage, la société du superflu; et de deux, les Français de souche seront les plus touchés; nous, nous sommes habitués à l'austérité, même à l'extrême pauvreté. Et pour la guerre, mektoub: Dieu est seul Sachant."

Il a gardé ses vieilles habitudes vestimentaires, dédaignant le khamis et la gandoura. Il s'habille même plutôt chiquement, ayant une attirance particulière pour les cravates qui, pense-t-il, lui donnent de la prestance. Ce qui n'empêche pas quelques-uns des non-musulmans qu'il côtoie de le taxer d'extrémiste. Mais lui le sait parfaitement: il n'est pas extrémiste, il n'est que dans la stricte observance de sa religion. Peu à peu, dans son quartier, s'installe un climat des plus étranges: peu-être par habitude, peut être par pudeur ou par gêne, les non-musulmans se mettent également à suivre les préceptes coraniques en matière de nourriture et évitent de manger, boire, fumer, en dehors de chez eux. Ne pas offenser les croyances! On se retrouve ainsi dans cette situation paradoxale digne, selon qu'on soit optimiste ou non, d'Alfred Jarry, d'Eugène Ionesco ou d'Aldous Huxley. C'est la population locale qui s'intègre à la communauté invitée! Chaque jour donne à notre harraga l'occasion de le vérifier, non sans fierté. On serait satisfait pour bien moins. Il peut pavoiser, sentant que son nouvel objectif est en cours de réalisation. Il pense à toute cette dépravation occidentale à laquelle il faudra un jour mettre un terme, à toutes ces scènes de débauche diffusées sur les écrans, étalées sur les supports publicitaires. Tous ces impies, ces kuffars ennemis de Dieu qu'il faudra remettre dans le Droit Chemin.

Son idéal se concrétise. Chaque jour que Dieu fait nous rapproche de notre but, lui répète sans cesse l'imam. Son idéal, se dit-il, ce n'est pas la France "black-blanc-beur" de 1998. Cette France n'a jamais existé et n'existera jamais. Son symbole, l'équipe de football championne du monde et présentée comme championne de l'intégration, n'a été qu'un leurre, une vue de l'esprit. Son fer de lance, Zidane, le seul non-chrétien de l'équipe. Ses noirs, majoritairement issus des DOM et TOM. Alors qu'aujourd'hui, les musulmans de naissance et les convertis sont majoritaires: Diarra, Cissé, Diaby, Benarfa, Benzema, Ribéry, Anelka... qui ont en commun la tête tournée vers la Mecque et vers les paradis fiscaux. D'ailleurs, le fiasco français en Afrique du Sud est la conséquence logique de cette dés-intégration, cette intégration à l'envers. Non, la France dont il rêve aujourd'hui n'est pas black-blanc-beur, n'est pas celle de l'argent facile pour quelques privilégiés arrogants, n'est surtout pas celle des Lumières (on a vu le résultat, cette permissivité outrageante!). C'est celle qu'il appelle de ses voeux, celle qu'il espère pour bientôt, une France morale, juste, pieuse, égalitaire. Une France qui apprendra à ses égarés que nous formons tous la même Oumma, celle des enfants d'Abraham. Une France qui apprendra que les droits de l'homme sont juste un concept dépassé de kuffar, que les seuls véritables Droits sont les Droits Divins, seules valeurs transcendantes. Que la seule vraie menace en dehors du complot juif international, n'est pas l'atome mais la dépravation sexuelle. Ce rêve se concrétisera, pense-t-il, le jour où les femmes enterreront définitivement le slogan "mon corps m'appartient" des décennies 60 et 70 pour dire "le hijab est ma dignité". Il se concrétisera tôt ou tard, le temps travaille pour nous et le jour viendra où ce pays sera administré par la Charia.

Inch Allah, la République Islamique Française sera pour demain.