vendredi 16 mai 2014

Islam, secte satanique

L'islam est une secte satanique et le coran d'inspiration diabolique. Retour sur les versets sataniques, rendus célèbres par Salman Rushdie.  

Les versets de la sourate 53, intitulée "l'Etoile":
53.19 Que vous en semble [des divinités] Lat et Uzza,
53.20 ainsi que Manat, cette troisième autre?
53.21 Sera-ce à vous le garçon et à Lui la fille?
53.22 Que voilà donc un partage injuste! 
Il est à noter que le 1er verset de cette sourate ("Par l’étoile à son déclin!") n'est rien d'autre que de l'idolâtrie et, selon le coran, son auteur, en l'occurrence Mahomet (et non l'Ange Gabriel), doit griller éternellement dans l'Enfer-Saqar. On n'est pas à une contradiction près avec le coran et l'islam.

Al-Lat, Al-Uzza et Manat sont trois déesses vénérées par les Arabes de la Jahiliya, l'époque préislamique. Pour Maxime Rodinson,  islamologue et directeur d'études à l'École Pratique des Hautes Etudes (EPHE), al-Lat, al-Uzza, et Manat étaient appelées "filles d'Allah". 

Al-Wahedy Al-Nisabury, dans "Les raisons de la révélation", dit à propos des versets 19 et 20 de la sourate 53: «le prophète se rendant à une réunion de sa tribu de Quraych récitait la sourate 53: "Par l’astre quand il disparaît ! votre compagnon ne s’est pas égaré, et n'a pas été induit en erreur" (versets, 1-2) …Quand il est arrivé aux versets 19-20 "avez-vous tenu compte de Al-Lat, Al-‘Uzza et Manât, la troisième?", alors Satan lui fit dire: Ce sont les sublimes déesses (Gharaneek) et leur intercession est certes souhaitée  est bien acceptée» (source: Notre-Dame de Kabylie, "Est-il possible à Satan d’intervenir dans la révélation?") 

Le récit qu'en a fait Tabari:
"Quand les Qoraychites ont entendu cela, ils se sont réjouis. Ils étaient heureux et ont aimé la façon dont il a parlé de leurs dieux et ils l’écoutèrent, tandis que les croyants avaient confiance en leur prophète dans ce qu’il leur avait apporté venant de leur Seigneur et ne lui avaient reproché aucune faute ni chimère ni erreur. Quand il est arrivé à la prosternation, après avoir fini la sourate, il s’est prosterné et les musulmans se sont prosternés avec leur prophète et croyaient en ce qu’il avait apporté et suivaient son exemple. Les païens et d’autres, présents dans la mosquée, se sont également prosternés quand ils ont entendu la mention de leurs dieux. [...]. Les Qoraychites sont partis et ils avaient le cœur joyeux parce qu’ils avaient entendu la mention de leurs dieux, ils disaient : "Mahomet a parlé de nos dieux de la meilleure des façons en affirmant dans sa récitation que les gharaniq sont prééminents et leur intercession fortement espérée" (Tabari, volume 2, 1387).

Récit authentifié par Bukhari: 
"Le prophète se prosterna quand il eu fini de réciter la sourate an-Najm [les Etoiles], et tous les musulmans, les païens, les djinns et les êtres humains se prosternèrent avec lui. Ceux qui étaient avec lui se sont prosternés sauf un vieil homme qui a pris une poignée de pierres ou de terre et l’a levée jusqu’à son front et a dit : "ceci est assez pour moi". Après cela, je l’ai vu être tué en tant que mécréant" (Bukhari, Volume 6, Livre 60, numéro 358).

Par la suite, Mahomet s'aperçut de son énorme bévue et il fit "descendre" (comme il en avait l'habitude après chaque "erreur"!) le verset adéquat, qui abrogea les versets sataniques:
22.52 Nous n'avons envoyé, avant toi, ni Messager ni prophète qui n'ait récité . (Ce qui lui a été révélé) sans que le Diable n'ait essayé d'intervenir [pour semer le doute dans le coeur des gens au sujet] de sa récitation. Allah abroge ce que le Diable suggère, et Allah renforce Ses versets. Allah est Omniscient et Sage.

La question qui se pose: est-il possible que Satan puisse intervenir et inspirer un musulman, et pas n'importe lequel, puisqu'il s'agit du Qatam ar-Rasoul ("le sceau des Prophètes", c'est-à-dire celui qui a scellé toutes prophéties), l'Etre prétendument le plus parfait de la Création? La réponse logique est non, ce qui est une confirmation de plus de la supercherie du coran.

Il pourrait également s'agir d'une ruse pour tenter de convertir les Qoraychites mecquois, comme le suggère Tabari dans un de ses commentaires, mais cette hypothèse n'est, à ma connaissance, reprise par aucun des autres grands ulémas:
"Le prophète de l'islam, en acceptant l'éminence et l'intercession des idoles des Quoraychites, voulait convertir ces derniers et il a réussi. Car tous les païens se sont prosternés avec lui et ont récité la profession de foi (la chahada) [...]". 
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Le premier à avoir mentionné les versets sataniques est ibn Ishaq, le fameux biographe, dans sa Sirat Rasoul Allah ("Biographie du Prophète d'Allah"), plus de cent ans après la mort de Mahomet. L'original fut perdu, il restait quatre copies. Lorsque cent ans plus tard environ ibn Hicham en fit une retranscription qu'il intitula "Sirat an-Nabawiyya" (Biographie du Prophète), il a cru bon de supprimer le passage gênant. Par chance, au IXème siècle, Tabari était en possession d'une des quatre copies de la biographie d'ibn Ishaq et a repris intégralement ce texte. Il s'agit bien là d'un coup de chance, car l'original et les 3 autres copies avaient disparu, seule subsistaient l'exemplaire en sa possession et la version tronquée d'ibn Hicham. 

A l'instar d'ibn Hicham concernant les versets sataniques, les ulémas ont expurgé tous les documents ou écrits qui traitent du passé polythéiste de Mahomet, de sorte qu'on pourrait penser qu'il serait né "musulman" avant la lettre. Cette sorte d'anachronisme qui consiste à désigner comme musulmans des personnages antérieurs à l'islam n'est d'ailleurs pas étonnante, puisque les musulmans se sont appropriés les plus grands personnages de l'histoire du monothéisme, depuis Adam jusqu'à Jesus-Christ. 

Pour donner une apparence toujours parfaite à leur "prophète", les ulémas ont de tous temps été enclin à gommer ce qui leur semblait être des imperfections. Le paganisme de Mahomet du temps de la Jahiliya pouvant passer pour une tare, c'est pour cette raison que les auteurs qui parlent du polythéisme de Mahomet sont très rares, mis à part l'historien Hicham ibn al-Kalbi (737-819). Il a notamment fait dire cette phrase à Mahomet dans son "Kitab al-Asnam" ("Livre des Idoles"):  
"J’ai offert à al-Uzza un mouton grisâtre et je suivais la religion de mon peuple".

Pourtant, on retrouve le polythéisme de Mahomet mentionné jusque dans le coran: 
42.52 [...] Tu n'avais aucune connaissance du Livre ni de la foi; mais Nous en avons fait une lumière par laquelle Nous guidons qui Nous voulons parmi Nos serviteurs.

Ce qui est normal, puisque le coran est imprégné par le rites préislamiques, comme la vénération de la pierre noire ou les rotations autour de la Kaaba. Idolâtrie pré-islamique reprise et pratiquée par les musulmans, à qui il est pourtant interdit tout acte d'adoration, sauf à Allah. Malgré l'acceptation de certains rites païens par les musulmans, les polythéistes de la Mecque se méfiaient beaucoup d'eux: pourtant très minoritaires, ils aimaient à provoquer les non-musulmans et pratiquaient (déjà!)  l'insulte. Abu Bakr, un des plus fidèles compagnons de Mahomet (et père d'Aïcha) avait ainsi l'habitude d'insulter les polythéistes avec cette phrase: 

"Va sucer le clitoris d’al-Lat!" (le Sexe d'Allah, Martine Gozlan) .
Il semble pourtant que les musulmans ne dédaignent pas certaines positions, comme le montre cette image censée représenter le fils adoptif de Mahomet avec son épouse Zeyneb, dans une position pas très islamique (mais ne pas oublier que ce qu'Allah interdit sur Terre, il le permet dans son paradis-lupanar)

  La tradition rapporte que Mahomet a souvent été tenté de céder aux polythéistes, c'est pourquoi il fit de nouveau "descendre" un verset sur mesure, comme il en avait l'habitude, afin cette fois de se conforter dans une croyance bien chancelante:
"Ils ont failli te détourner de ce que Nous t'avions révélé, [dans l'espoir] qu'à la place de ceci, tu inventes quelque chose d'autre et (l'imputes) à Nous. Et alors, ils t'auraient pris pour ami intime" (17.73).

Voila donc un prophète qui avait l'habitude de se retrouver en présence de l'Ange Gabriel-Aux-Six-Cents-Ailes (sic ! ) et qui pourtant doute du message que ce dernier lui transmet. Ses doutes se retrouvent dans le coran: 
  • 10.94 Et si tu es en doute sur ce que Nous avons fait descendre vers toi, interroge alors ceux qui lisent le Livre révélé avant toi. La vérité certes t'est venue de ton Seigneur : ne sois donc point de ceux qui doutent.
  • 93.7 Ne t'a-t-Il pas trouvé égaré ? Alors Il t'a guidé.
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En plus des ulémas et historiens cités, d'autres grands islamologues ont décrit cet épisode. Pour n'en citer que deux: l'historien ibn Saad al-Baghdadi (784-845) dans son Kitab Tabaqat al-Kubra et celui dont il fut l'élève, al-Waqidi (745-822).

Malgré les versets du coran pourtant très explicites, malgré les témoignages de tous ces grands ulémas, les musulmans ont tenté et tentent encore de réfuter une fois de plus une vérité bien dérangeante. 
Pensez donc! Pour un musulman, associer une divinité quelconque à Allah est le plus grand des crimes, le seul péché qui lui est impardonnable par Allah et qui le mènera de façon certaine au feu de l'enfer:
2.191 Et tuez-les, où que vous les rencontriez; et chassez-les d'où ils vous ont chassés: l'association est plus grave que le meurtre. 

L’association (le shirk) est donc le plus grave des crimes et aucun musulman ne peut envisager que Mahomet ait pu le commettre, ce qui équivaut à admettre qu'il doit actuellement rôtir dans Jahanam Saghir, depuis l'an 632 et pour l'éternité! 
L’association (le shirk) est donc le plus grave des crimes et aucun musulman ne peut envisager que Mahomet ait pu le commettre, ce qui équivaut à admettre qu'il doit actuellement rôtir dans Jahanam Saghir, depuis l'an 632 et pour l'éternité! 
Les musulmans en sont ainsi réduits à imaginer toutes sortes d’interprétations afin de disculper leur prophète (et peut-être se réconforter tant qu'ils peuvent sur le devenir de leur prophète et sur la solidité de leur foi). C'est ce que fait (très mal) ibn Hajar al-Asqalani, qui, dans son Fath'ul Bâri (qui est selon Wikipédia un des ouvrages-clés pour les sunnites), a recours à cette excuse cousue de grosse ficelle: 
"Mahomet récitait le coran [la sourate 53] et Satan attendait qu’il fasse une pause, il prononça ces mots avec le même timbre de voix et ceux qui étaient près de Mahomet l'ont entendu et ont cru que ces mots étaient de lui". 

D'autres ont prétendu que ces mots ont été prononcés par des djinns, ou des polythéistes, d'autres encore se sont empêtrés dans des explications plus incroyables les unes que le autres, impliquant toujours djinns, païens et démons. 

Les versets sataniques sont une preuve supplémentaire que le coran est bien la plus vaste des supercheries qu'ait connu le monde.

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